Seconde — Nouveau programme (BO 2026) · Math@mine
Pendant les soldes, un magasin affiche -30 % sur un article a 200 €. La semaine suivante, une remise supplementaire de -20 % est appliquee sur le prix déjà solde.
L’usage des pourcentages s’est développé au Moyen Age avec le commerce international. Les marchands italiens du XVe siecle utilisaient l’expression per cento (pour cent) pour exprimer les taux d’interet et les taxes commerciales.
Le symbole % est apparu progressivement : d’abord écrit « p. 100 », puis « p. cento », il s’est simplifie au fil des siecles pour devenir le symbole que nous connaissons. Les calculs de pourcentages etaient essentiels pour les grandes foires commerciales de l’epoque.
Un prix augmente de 25 %, puis baisse de 20 %. Retrouve-t-on le prix initial ?
Dans une classe de 35 élèves, 14 sont des filles. La proportion de filles est \(\frac{14}{35} = 0{,}4 = 40\,\%\).
La proportion de filles correspond à la part rouge : \(\dfrac{14}{35} = 0{,}4 = 40\,\%\).
En termes de proportions : si \(A \subset B \subset E\), alors :
\[\frac{\text{Card}(A)}{\text{Card}(E)} = \frac{\text{Card}(A)}{\text{Card}(B)} \times \frac{\text{Card}(B)}{\text{Card}(E)}\]Si \(A \subset B \subset E\), alors :
\(\frac{\text{Card}(A)}{\text{Card}(E)} = \frac{\text{Card}(A)}{\text{Card}(B)} \times \frac{\text{Card}(B)}{\text{Card}(E)}\).
En effet, le membre de droite se simplifie : \(\frac{\text{Card}(A) \times \text{Card}(B)}{\text{Card}(B) \times \text{Card}(E)} = \frac{\text{Card}(A)}{\text{Card}(E)}\). \(\square\)
Dans un lycee, 60 % des élèves font du sport. Parmi les sportifs, 25 % font du football.
Proportion de footballeurs dans le lycee : \(0{,}60 \times 0{,}25 = 0{,}15 = 15\,\%\).
25 % de 60 %, ce n’est pas 85 % (on ne les additionne pas) et ce n’est pas 25 % non plus (l’ensemble de reference a change).
Un article passe de 80 € a 100 €.
Le prix a augmente de 20 € (en valeur absolue) soit +25 % (en valeur relative).
Si le taux de chomage passe de 8 % a 10 %, la variation absolue est +2 points de pourcentage, mais la variation relative est \(\frac{10-8}{8} = +25\,\%\).
Augmenter de \(t\,\%\) signifie passer de \(V_1\) a \(V_2 = V_1 + \frac{t}{100} V_1 = V_1\left(1 + \frac{t}{100}\right)\).
Le coefficient multiplicateur est donc \(\frac{V_2}{V_1} = 1 + \frac{t}{100}\).
De même, diminuer de \(t\,\%\) donne \(V_2 = V_1 - \frac{t}{100} V_1 = V_1\left(1 - \frac{t}{100}\right)\). \(\square\)
| Évolution | Taux | CM |
|---|---|---|
| Augmenter de 5 % | \(+0{,}05\) | \(1{,}05\) |
| Diminuer de 30 % | \(-0{,}30\) | \(0{,}70\) |
| Doubler | \(+1 = +100\,\%\) | \(2\) |
| Diviser par 4 | \(-0{,}75 = -75\,\%\) | \(0{,}25\) |
\(t = \text{CM} - 1\). On multiplie ensuite par 100 pour l’exprimer en pourcentage.
Exemple : CM = 0,85. Taux : \(0{,}85 - 1 = -0{,}15 = -15\,\%\). C’est une baisse de 15 %.
Apres la première evolution : \(V_2 = \text{CM}_1 \times V_1\).
Apres la deuxième evolution : \(V_3 = \text{CM}_2 \times V_2 = \text{CM}_2 \times \text{CM}_1 \times V_1\).
Donc \(\text{CM}_{\text{global}} = \frac{V_3}{V_1} = \text{CM}_1 \times \text{CM}_2\). \(\square\)
Un prix augmente de 20 % puis diminue de 10 %.
Ce n’est pas \(+20\% - 10\% = +10\%\) ! L’évolution globale est une hausse de 8 %.
On multiplie les coefficients : \(+20\,\%\) suivi de \(-10\,\%\) donne \(+8\,\%\), pas \(+10\,\%\).
L’evolution initiale donne \(V_2 = \text{CM} \times V_1\).
L’evolution reciproque doit redonner \(V_1\) à partir de \(V_2\) : \(V_1 = \text{CM}_r \times V_2\).
Donc \(V_1 = \text{CM}_r \times \text{CM} \times V_1\), soit \(\text{CM}_r \times \text{CM} = 1\), d’ou \(\text{CM}_r = \frac{1}{\text{CM}}\). \(\square\)
Un prix augmente de 25 %. CM = 1,25.
Pour revenir au prix initial : \(\text{CM}_{\text{reciproque}} = \frac{1}{1{,}25} = 0{,}80\).
Il faut donc appliquer une baisse de 20 % (et non de 25 %).
Exemple : Baisse de 40 %. CM = 0,60. Réciproque : \(\frac{1}{0{,}60} \approx 1{,}667\). Taux reciproque : \(+66{,}7\,\%\).
Après une baisse de 40 %, il faut une hausse de 66,7 % pour revenir au prix initial ! L’évolution réciproque n’est jamais « l’opposé » sauf quand le taux est 0 %.
Pour défaire une baisse de 40 %, il ne faut pas une hausse de 40 % — mais de 66,7 % (car \(1/0{,}6 \approx 1{,}667\)).
On place 1 000 € à un taux annuel de 3 %. Le capital est multiplié chaque année par le coefficient \(1{,}03\). Combien après 10 ans ?
capital = 1000 taux = 0.03 for annee in range(1, 11): capital = capital * (1 + taux) print(f"Année {annee} : {capital:.2f} €")
Au bout de 10 ans, le capital est multiplié par \(1{,}03^{10} \approx 1{,}344\). Il atteint environ 1 343,92 €.
Le taux moyen n’est pas obtenu en divisant le taux global par \(n\). Les évolutions étant multiplicatives, on utilise une racine \(n\)-ième (moyenne géométrique).
Par exemple, une baisse de 20 % sur 3 ans ne correspond pas à \(-20/3 \approx -6{,}7\,\%\) par an, mais à \(-7{,}17\,\%\) par an environ.
Un capital a été multiplié par \(1{,}50\) en 5 ans. Quel est le taux annuel moyen ?
\(\text{CM}_{\text{moyen}} = 1{,}50^{1/5} \approx 1{,}0845\), soit environ \(+8{,}45\,\%\) par an.
Vérification : \(1{,}0845^5 \approx 1{,}500\). ✓
Un produit a perdu \(20\,\%\) en 3 ans. Taux annuel moyen ?
\(\text{CM}_{\text{global}} = 0{,}80\). \(\text{CM}_{\text{moyen}} = 0{,}80^{1/3} \approx 0{,}9283\), soit \(-7{,}17\,\%\) par an.
def taux_moyen(cm_global, n): cm_moyen = cm_global ** (1 / n) return (cm_moyen - 1) * 100 # en % print(taux_moyen(1.50, 5)) # 8.447... print(taux_moyen(0.80, 3)) # -7.168...
| Notion | Formule |
|---|---|
| Proportion | \(p = \frac{\text{Card}(A)}{\text{Card}(E)}\) |
| Variation absolue | \(\Delta V = V_2 - V_1\) |
| Variation relative (taux) | \(t = \frac{V_2 - V_1}{V_1}\) |
| Coefficient multiplicateur | \(\text{CM} = 1 + t = \frac{V_2}{V_1}\) |
| Évolutions successives | \(\text{CM}_{\text{global}} = \text{CM}_1 \times \text{CM}_2\) |
| Évolution reciproque | \(\text{CM}_r = \frac{1}{\text{CM}}\) |
Article a 200 €. Premiere remise de 30 % : \(200 \times 0{,}70 = 140\) €.
Deuxieme remise de 20 % sur 140 € : \(140 \times 0{,}80 = 112\) €.
Prix final : 112 €.
Si c’etait -50 %, on aurait \(200 \times 0{,}50 = 100\) €. Or \(112 \neq 100\).
Le CM global est \(0{,}70 \times 0{,}80 = 0{,}56\), soit une baisse totale de 44 % (et non 50 %).
Augmenter de 25 %, c’est multiplier par \(1{,}25\). Baisser de 20 %, c’est multiplier par \(0{,}80\).
Coefficient global : \(1{,}25 \times 0{,}80 = 1{,}00\).
Oui, on retrouve exactement le prix initial ! Ce n’est pas un hasard : \(\frac{5}{4} \times \frac{4}{5} = 1\). Les deux evolutions sont reciproques l’une de l’autre.
Information chiffree : teste d’abord ton intuition, puis lis l’explication.
« Une baisse de 30 % suivie d’une baisse de 20 %, c’est une baisse de 50 %. »
Cette affirmation est-elle correcte ?
Les pourcentages ne s’additionnent pas. On multiplie les CM : \(0{,}70 \times 0{,}80 = 0{,}56\), soit une baisse de 44 %, pas 50 %.
La deuxième baisse s’applique au prix déjà reduit, pas au prix initial.
Mini-test : +10 % puis +10 %, c’est :
« Un prix baisse de 20 % en 3 ans, donc il baisse de \(20/3 \approx 6{,}7\,\%\) par an en moyenne. »
Ce calcul est-il correct ?
Le taux moyen se calcule avec la racine \(n\)-ieme du CM global, pas par division.
\(\text{CM}_{\text{moyen}} = \sqrt[3]{0{,}80} \approx 0{,}9283\), soit \(\approx -7{,}17\,\%\) par an (pas \(-6{,}67\,\%\)).
L’evolution est multiplicative, pas additive.
Mini-test : un prix passe de 100 euros a 121 euros en 2 ans. Le taux annuel moyen est :
« Le chomage passe de 10 % a 8 %. Il a baisse de 2 %. »
Cette phrase est-elle rigoureuse ?
Il faut distinguer :
Dire « baisse de 2 % » est ambigu. On doit dire « baisse de 2 points » ou « baisse de 20 % en valeur relative ».
Mini-test : le taux passe de 5 % a 6 %. La hausse en valeur relative est :
« L’indice des prix est de 115. Cela signifie que les prix valent 115 euros. »
Cette interprétation est-elle correcte ?
Un indice de 115 signifie que la grandeur a augmente de 15 % par rapport a l’annee de reference (base 100). Ce n’est pas une valeur en euros.
Si la valeur de reference etait 80 euros, la valeur actuelle est \(80 \times \frac{115}{100} = 92\) euros, pas 115 euros.
Un indice seul ne donne pas la valeur absolue — il faut toujours connaitre la valeur de reference.
Mini-test : indice 90 en base 100 (2020). L’evolution depuis 2020 est :
« Groupe A : 80 % de reussite. Groupe B : 60 % de reussite. Le taux global est \((80+60)/2 = 70\,\%\). »
Ce calcul est-il correct ?
On ne peut pas faire la moyenne simple si les groupes n’ont pas le même effectif. Il faut une moyenne ponderee.
Exemple : A = 20 élèves (80 % soit 16 recus), B = 30 élèves (60 % soit 18 recus).
Taux global = \(\frac{16+18}{20+30} = \frac{34}{50} = 68\,\%\), pas 70 %.
Mini-test : Classe A (10 élèves, 90 % reussite) et Classe B (40 élèves, 50 % reussite). Le taux global est :
« Une hausse de 25 % suivie d’une baisse de 20 % ramene exactement au prix initial. »
Cette affirmation est-elle vraie ?
C’est vrai ! \(\text{CM} = 1{,}25 \times 0{,}80 = 1{,}00\). Le CM global vaut exactement 1, donc on retrouve le prix initial.
C’est parce que \(0{,}80 = \frac{1}{1{,}25}\) : la baisse de 20 % est le taux reciproque exact de la hausse de 25 %.
Attention : cela ne fonctionne pas avec +20 % puis \(-20\,\%\) (\(1{,}20 \times 0{,}80 = 0{,}96 \neq 1\)).
Mini-test : quelle baisse annule exactement une hausse de 50 % ?