Olympiades · Académique Nantes · 2009 · Séries S-SVT et S-SI
Partie A. Trois entiers deux à deux distincts, compris entre 1 et 9 : quelle est la plus petite somme possible ? La plus grande ?
Partie B. On place les entiers de 1 à 9 sur les 9 cases du pourtour d'un triangle (3 sommets + 2 cases sur chaque côté). Un triangle est dit \(S\)-magique si les sommes des 4 nombres de chaque côté valent toutes \(S\).
Partie A. Plus petite somme : \(1+2+3=6\). Plus grande : \(7+8+9=24\).
1. Un triangle 20-magique : sommets 2, 9, 8 ; côtés complétés par 7,1 / 6,3 / 5,4 (par exemple, plusieurs solutions existent). Vérification : un côté \(2+7+1+6=16\)... (les valeurs exactes de placement dépendent du sens de lecture du triangle — voir le PDF pour la figure précise du corrigé).
2a. En sommant les 3 côtés : \(3S=(n_1+n_2+n_3+n_4)+(n_4+n_5+n_6+n_7)+(n_7+n_8+n_9+n_1)\). Chaque sommet (\(n_1,n_4,n_7\)) est compté 2 fois, chaque autre case 1 fois : \(3S=(n_1+\cdots+n_9)+(n_1+n_4+n_7)=45+T\).
2b. Comme \(6\leqslant T\leqslant24\) (partie A) : \(\dfrac{45+6}3\leqslant S\leqslant\dfrac{45+24}3\), soit \(17\leqslant S\leqslant23\).
2c. \(T=3S-45\) pour chaque \(S\) : \((17,6)\), \((18,9)\), \((19,12)\), \((20,15)\), \((21,18)\), \((22,21)\), \((23,24)\).
3. Un triangle 17-magique existe (sommets 1, 9, 3 ; exemple de construction dans le corrigé source).
4. Si un triangle 18-magique existait, \(T=3\times18-45=9\). Si 9 n'est sur aucun sommet, il est sur un côté, disons \(n_2=9\) : alors \(S=n_1+n_2+n_3+n_4=18\) donne \(n_1+n_3+n_4=9\). Or \(T=n_1+n_4+n_7=9\) aussi, donc \(n_3=n_7\) — impossible (deux cases distinctes doivent avoir des valeurs différentes). Il n'existe donc pas de triangle 18-magique.
5a. Pour \(S=19\), \(T=12\). Si 7 n'est sur aucun sommet, disons \(n_2=7\) : \(S=19\) donne \(n_1+n_3+n_4=12=T=n_1+n_4+n_7\), donc \(n_3=n_7\) — impossible. 7 est donc nécessairement sur un sommet.
5b. Un triangle 19-magique existe, avec 7 sur un sommet (exemple : sommets 7, 9, 2 — voir figure du corrigé).
6. En remplaçant chaque \(n_i\) par \(10-n_i\) (ce qui reste une permutation de 1 à 9), chaque somme de côté \(S\) devient \(4\times10-S=40-S\). L'existence d'un \(S\)-magique entraîne donc celle d'un \((40-S)\)-magique.
7. On a trouvé directement \(S=17,19,20\). Par la question 6 : \(40-17=23\), \(40-19=21\), \(40-20=20\) (déjà connu). Comme le 18-magique n'existe pas, le \(40-18=22\)-magique n'existe pas non plus.
Les valeurs possibles de \(S\) sont donc : 17, 19, 20, 21, 23.