Olympiades · Académie Nancy-Metz · 2016 · Toutes séries
Nous sommes deux nombres de 2 chiffres.
Notre somme donne un nombre de 3 chiffres avec un 0 en chiffre des dizaines.
Si dans ce dernier nombre, on intercale un deuxième 0 , le nombre obtenu est égal à la moitié de notre produit. Que vaut notre produit ?
Notons \(a\) et \(b\) les chiffres du premier nombre \(N_{1}\) (on a donc \(N_{1}=10 a+b\) ) et \(c\) et \(d\) les chiffres du second nombre \(N_{2}\) (on a donc \(N_{2}=10 c+d\) ).
Nous sommes deux nombres de 2 chiffres.
Notons pour commencer que \(10 \leqslant N_{1} \leqslant 99\) et \(10 \leqslant N_{1} \leqslant 99\), donc \(20 \leqslant N_{1}+N_{2} \leqslant 198\). Ainsi le chiffre des centaines de \(N_{1}+N_{2}\) ne peut être qu'un 1 , et \(100 \leqslant N_{1}+N_{2} \leqslant 109\).
En intercalant un 0 , on peut obtenir un nombre entre 1000 et 1009 , donc le produit \(N_{1} N_{2}\) doit être un nombre pair entre 2000 et 2018.
Remarquons aussi que
\[ N_{1}+N_{2}=10(a+c)+b+d \text { et } N_{1} N_{2}=100 a c+10(a d+c b)+b c . \]
La parité de \(N_{1} N_{2}\) est celle de \(b c\), donc ce produit \(b c\) est pair, et donc \(b\) et \(c\) ne doivent pas être tous deux impairs.
| \(a\) | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
| \(c\) | 9 | 8 | 7 | 6 | 5 | 4 | 3 | 2 | 1 |
| \(N_{1}\) | 13 | 23 | 33 | 43 | 53 | 63 | 73 | 83 | 93 |
| \(N_{2}\) | 96 | 86 | 76 | 66 | 56 | 46 | 36 | 26 | 16 |
| \(N_{1} N_{2}\) | 1248 | 1978 | 2508 | 2838 | 2968 | 2898 | 2628 | 2158 | 1488 |
On constate qu'on n'obtient jamais le 2018 attendu.
2. Si \(a=4\) et \(c=6\) (ou le contraire), le produit \(N_{1} N_{2}\) est égal à
\[ A B=(40+b)(60+d)=2400+20(2 b+3 d)+b d \geqslant 2400 . \]
Il est donc beaucoup trop grand pour convenir au problème.
3. Supposons que \(b+d \leqslant 9\).
a) Comme \(0 \leqslant b+c \leqslant 9, N_{1}+N_{2} \leqslant 10(a+c)+9\). Pour que ce nombre comporte trois chiffres, il faut donc \(a+c>10\), et pour que le chiffre des centaines soit un zéro, il faut \(a+c \leqslant 10\).
b) On a donc : \(N_{1}+N_{2}=100+b+d\). Comme dans la question 2), pour que le nombre \(N_{1} N_{2}\) ne soit pas trop grand, il faut \(a c \leqslant 20\), ce qui ne laisse que deux possibilités : \(a=1, c=9\), ou \(a=2, c=8\) (ou le contraire).
\[ N_{1} N_{2}=900+10(d+9 b)+b d \text { ou } 900+10(9 d+b)+b d . \]
Mais de \(b+d \leqslant 9\), on tire facilement que \(d+9 b \leqslant 81\) (la valeur maximale est atteinte pour \(b=9\) et \(d=0\), et le raisonnement est le même pour \(9 d+b\) ), et \(b d \leqslant 20\) (la valeur maximale est atteinte pour \(b=4, d=5\) ).
Ainsi, \(N_{1} N_{2} \leqslant 900+810+20=1730\), et \(N_{1} N_{2}\) ne peut être supérieur à 2000 .
\[ N_{1} N_{2}=1600+10(2 d+8 b)+b d \text { ou } 1600+10(8 d+2 b)+b d \]
On peut se contenter d'étudier le premier cas. On a, en envisageant les valeurs extrêmes de \(d\) :
\[ 1600+80 b \leqslant N_{1} N_{2} \leqslant 1780+89 b \]
Pour qu'une valeur de \(d\) puisse convenir, il faut donc
\[ 2000 \leqslant 1780+89 b \Leftrightarrow b \geqslant 3 \text { et } 1600+80 b \leqslant 2018 \Leftrightarrow b \leqslant 5 . \]
\[ N_{1} N_{2}=100 a c+10(a d+c b)+b c \leqslant 100 a c+90(a+c)+81=100 a c+891 . \]
Il faut donc \(100 a c \geqslant 2000-891\), soit \(a c \geqslant 12\). Il y a donc trois cas à étudier : \(a=2\) et \(c=7, a=3\) et \(c=6\) ou \(a=4\) et \(c=5\).
\[ 1420+72 b \leqslant N_{1} N_{2} \leqslant 1580+79 b \]
Il faut donc :
\[ 1420+72 b \leqslant 2018 \Leftrightarrow b \leqslant 8 \text { et } 1580+79 b>2000() b \geqslant 6 . \]
Mais \(26+77=103\), alors que \(26 \times 77=2002\), ce n'est donc pas une solution.
Mais \(28+72=100\), alors que \(28 \times 72=2016\), on n'a pas non plus de solution.
\[ t \in[0,1] \mapsto(x(t), y(t)) \in \mathbb{R}^{2} \]
continue et \(\mathscr{C}^{1}\) par morceaux, simple (sans point double sur \(] 0,1[\) ) et fermée (telle que \(x(0)=x(1)\) et \(y(0)=y(1)\) ), l'aire délimitée par la courbe est
\[ \mathscr{A}=\int_{0}^{1} x(t) y^{\prime}(t) \mathrm{d} t \]
Dans le cas des domaines étudiés dans le sujet, le déplacement sur la frontière est soit horizontal ( \(y\) est constante), soit vertical \((x=c t e)\). On obtient donc
\[ \mathscr{A}=\sum_{i=1}^{n} x_{i}\left(y_{i+1}-y_{i}\right), \]
où les couples \(\left(x_{i}, y_{i}\right)\) sont les coordonnées des sommets du domaine étudié. Ceci explique la nullité des déplacements horizontaux et le choix fait pour le signe des déplacements verticaux.
Cet exercice pourra motiver cette formule : en faisant une approximation par des petits carrés de la surface délimitée par une courbe, la version discrète rend compréhensible la version continue bien difficile à expliquer.