On considère que les lignes sont numérotées, de haut en bas, de 1 à \(n\); que les colonnes sont numérotées, de gauche à droite, de 1 à \(p\).
Premier cas
Dans le cas \(n \times n\), le premier joueur ( \(J 1\) ) doit cocher la case ( \((n-1)\); 2) de façon à obtenir une configuration ne comportant plus que la première colonne et la dernière ligne. Il reste alors \(2 n-1\) cases. Quelle que soit la réponse du second joueur ( \(J 2\) ), \(J 1\) doit jouer de manière à préserver la symétrie de la configuration et par là-même un nombre de cases impair. J2 ne pourra faire autrement que de cocher la dernière case.
Deuxième cas
Dans le cas \(2 \times p, J 1\) doit cocher la case ( \(1 ; p\) ) (il reste alors \(2 p-1\) cases). Ensuite quelque soit la réponse de \(J 2\) il doit toujours maintenir cet écart d'une case (il restera toujours un nombre impair de cases).
Par exemple :
Si \(J 2\) coche la case \((1 ; r)\) (avec \(1
si \(J 2\) coche la case ( \(1 ; 1\) ), alors \(J 1\) coche ( \(2 ; 2\) ), il ne reste plus alors que la case ( \(2 ; 1\) );
si \(J 2\) coche la case \((2 ; r)\) (avec \(1Cas général
Il faut remarquer que ce jeu comporte un nombre fini de coups. Chaque damier permet donc de mettre en œuvre une stratégie gagnante. Il existe un premier coup pour \(J 1\), cocher la case ( \(1 ; n\) ), tel que quelque soit la réponse de \(J 2\), la configuration obtenue à l'issue de ces deux coups aurait pu être obtenue par \(J 1\) dès le premier coup. Cela permet de conclure que le premier joueur a toujours une stratégie gagnante.