Olympiades · Académie Grenoble · 2012 · Toutes séries
Géométrie plane
Si l'on devait définir une droite, on penserait à « le plus court chemin entre deux points » (définition intrinsèque) et à « ce que l'on trace avec une règle»; mais cette deuxième définition apparemment effective n'en est pas une : on construit une droite avec une droite (la règle), c'est-à-dire que l'on copie une droite préexistante.
La question se pose donc : existe-t-il un outil, pour tracer des droites, ne faisant aucun usage d'une droite préexistante?
Jusqu'à l'époque des premières machines à vapeur, les artisans savaient fabriquer des pièces raisonnablement droites. Mais on ne savait pas faire mouvoir une pièce dans un mouvement rectiligne parfait. Pourtant, dans pratiquement toutes les machines de production on a besoin de pièces qui se déplacent suivant un mouvement rectiligne. Ainsi toutes les nations, où l'industrie moderne se développait, cherchaient des machines produisant des mouvements rectilignes parfaits. De très grands mathématiciens ont participé à ces recherches.
La première solution exacte, dont toutes les autres découlent, est due à Charles Nicolas Peaucellier (1832-1913), officier des armées françaises.
La machine de Peaucellier
Il s'agit ici de voir pourquoi la machine de Peaucellier permet un mouvement rectiligne parfait.
C est l'image de P donc \(O C \cdot O P=k\). Ainsi \(O R \cdot O M=O C \cdot O P\) soit \(\frac{O M}{O P}=\frac{O C}{O R}\).
b) On a \(\cos (\widehat{M O P})=\frac{O C^{\prime}}{O R}\) dans le triangle OC'R, rectangle en C'
et \(\cos (\widehat{M O P})=\frac{O M}{O P}\) dans le triangle OMP, rectangle en M.
Ainsi \(\frac{O C^{\prime}}{O R}=\frac{O C}{O R}\) donc \(O C=O C^{\prime}\) et \(\mathrm{C}=\mathrm{C}^{\prime}\).
c) L'angle \(\widehat{O C R}\) est droit puisque le triangle OC'R est rectangle en C'.
d) \(\widehat{O C R}=90^{\circ}\) donc C appartient au cercle de diamètre [OR].
L'ensemble des points C est donc inclus dans le cercle de diamètre [OR].
e) Réciproquement, lorsque C est un point de ce cercle, autre que O , en désignant par \(\mathrm{P}^{\prime}\) le projeté orthogonal de P sur (OR), on montre (de la même manière) que \(\mathrm{P}^{\prime}\) et M sont confondus. Donc P est sur la perpendiculaire à (OR) en M c'est-à-dire sur la droite \(d\).
Ainsi \(\mathrm{O}, \mathrm{C}\) et P sont trois points de la médiatrice de \([\mathrm{AB}]\). Ils sont donc alignés.
2. \(O C \cdot O P=(O Z-C Z)(O Z+Z P)\) (O,C,Z,P alignés)
\[ \begin{aligned} & =(O Z-Z P)(O Z+Z P) \\ & =O Z^{2}-Z P^{2} \\ & =\left(O A^{2}-A Z^{2}\right)-\left(A P^{2}-A Z^{2}\right) \text { (Théorème de Pythagore dans AZO et AZP) } \\ & =O A^{2}-A P^{2} \text { qui est constant. } \end{aligned} \]
| 1 | 2 | 3 |
| 4 | 5 | 6 |
| 7 | 8 | 9 |
surface des carrés qui la composent à la personne la plus proche de ce point.
On conserve la liste des 3 valeurs précédentes : \(2 ; 8 ; 9\).
Recopier le tableau, placer les 3 habitants, et représenter en couleur la surface occupée par chacun de ces habitants.
Donner alors l'aire de cette surface en supposant toujours que la surface de chaque petit carré a une aire égale à une unité.
2. En général, en posant la surface de chaque petit carré égale à 1 , dans un modèle à \(N\) habitants et \(A\) petits carrés (avec \(N \leqslant A\) ).
a) Quelle est l'aire de la surface moyenne par habitant ?
b) Quelle est l'aire de la plus petite surface possible pour un habitant ?
c) Montrer que l'aire de la plus grande surface possible pour un habitant n'a pas la même valeur que celle obtenue dans le modèle précédent, où la ville est située en bord de mer.